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Rencontre Avec Un Sage Algonquin

Lettre de Mère M A. Duplessis de Saint-Hélène à Mme Hecquet, 30 octobre 1751, M.N.F, vol. 4, 1er janvier 1929, p. 40 ; F-X de Charlevoix, Op. Cit, vol. 3, p 331. Si de nombreux Français et Canadiens, tant religieux que laïcs, furent réceptifs à ces critiques et les assumèrent à la manière du père Louis Nicolas qui écrit que contrairement aux mœurs de nos Indiens à cet égard, on opprime les pauvres avec une violence qui fait frémir les gens de bien, dautres demeurèrent moins perméables à ces critiques et continuèrent à considérer les Amérindiens comme des barbares. Sans en faire une loi, soulignons que la cohabitation prolongée favorisa, mais ce ne fut pas toujours le cas, lamorce dune ouverture à lautre et dun regard critique sur soi. Néanmoins les dires des Amérindiens furent reçus par suffisamment dauteurs pour quil puissent contribuer à alimenter le mouvement social de contestation en Europe. Ρεγκε και λακερδε Φορτιστές μπαταριών συνεταιριστικη τραπεζα θεσσαλιας προκηρυξη À ces administrateurs français qui croient que lAmérique est leur royaume, les Autochtones rétorquent partout quils sont maîtres chez eux. Ne retenons ici que le père Lalemant qui lors dun voyage sur lOutaouais en 1650 refuse de payer les droits de passage aux Algonquins de lîle aux Allumettes : Le père Lalemant leur fit entendre que le Français étant le maître de la terre nétait point obligé à cela et leur persuada de suivre le petit chenal. Le Borgne le chef du village de lîle en fut bientôt averti qui envoya tous ses guerriers.. Et fit prendre le père Lalemant et le suspendre à un arbre par les aisselles en lui disant que le Français nétait pas maître de son pays, quil en était lui seul reconnu pour chef et quon y était sous sa puissance. Comment le missionnaire récollet réagit-il à ce discours qui malgré quil fut exprimé avec beaucoup de patience nen surprit pas moins extrêmement ces messieurs de Percé? Quoi que lon puisse dire de ce raisonnement, javoue pour moi que je les estimais incomparablement plus heureux que nous, et que la vie même de ces Barbares serait capable de donner de la jalousie sils avaient les instructions, les lumières et les même moyens de salut que Dieu nous a donnés pour nous sauver, par préférence à tant de pauvres infidèles, et par un effet de sa miséricorde : car après tout, leur vie nest pas traversée de mille chagrins comme la nôtre ; ils nont point chez eux ces charges ni ces emplois soit de judiciature, soit de guerre, quon recherche parmi nous avec tant dambition et ne possédant rien en propre, ils nont aussi ni chicane ni procès pour la succession de leurs parents ; le nom de sergent, de procureur, de greffier, de juge et de président leur est inconnu ; toute leur ambition se termine à surprendre et à tuer quantité de castors, dorignaux, de loups marins et dautres bêtes fauves, afin den prendre la viande pour se nourrir et la peau pour se vêtir ; ils vivent dune très grande union, ne se querellant ni ne se battant jamais que dans livresse ; mais au contraire, ils se soulagent réciproquement dans leur besoin les uns les autres, avec beaucoup de charité et sans intérêt. Cest une joie continuelle dans leurs cabanes ; la multitude des enfants ne les embarrasse point : car bien loin de sen chagriner, ils sestiment dautant plus heureux et plus riches que leur famille est plus nombreuse, ne prétendant pas que la fortune des enfants soit plus considérable que celles de leurs pères, aussi nont-ils point toutes ces inquiétudes que nous nous donnons pour leur amasser des biens et les élever dans le faste et dans la grandeur ; doù vient que la nature a toujours conservé parmi eux dans toute son intégrité, cet amour conjugal, qui ne doit jamais souffrir daltération entre le mari et la femme par la crainte intéressée davoir trop denfants, charge quon estime en Europe trop onéreuse, mais que nos Sauvages réputent très honorable, très avantageuse et très utile… En James White dir, Handbook of Indians of Canada publié comme un appendice au Tenth Report of the Geographic Board of Canada, originellement publié à Ottawa par Imprimeur du Roi en 1913, Coles Publishing Company, 1971-Cest parce que je me disais que cela sen allait vers le feu sacré amérindien, alors je pensais que cela serait différent. Ce nest pas grave parce que lorsque tu vas sur le terrain de lautre, tu ne peux pas toujours retrouver ce que tu cherches. Bien sûr, les ateliers étaient extraordinaires. Étant un nombre plus restreint, on peut aller plus en profondeur. Notre atelier sappelait : Spiritualité autochtone et chrétienne. Certaines interventions étaient très riches. Lévêque qui a passé cinquante ans chez les Atikamekws, nous a parlé de son expérience personnelle dimmersion culturelle. Cétait vraiment un homme de Dieu en mission qui accompagnait ces gens dans la forêt. Il y a eu un rituel de guérison pour cette femme qui portait une grande peine. Je lai dit à Élise, qui sest placée devant elle et qui lui a interprété un chant avec son tambour, que javais apprécié son calme et sa sérénité. Elle la regardait dans les yeux. Cest une approche très différente de la psychothérapie et cest efficace. Cela ma fait penser à comment Jésus pouvait être guérisseur. Il y avait un charisme qui sortait de sa personne que lautre accueillait. On peut inventer toutes sortes daffaires, mais cétait incarné dans une expérience humaine. Jai trouvé ça vraiment très fort. Et aussi, un cercle de paroles ne se déroule pas selon un schéma linéaire prévu davance. Alors il y a des femmes autochtones qui prenaient la parole et qui revenaient sur un même thème, mais en racontant une expérience vécue qui au commencement ne semble avoir rien à voir avec ce que la personne précédente vient de dire. Limportance de la forêt dans leurs récits est assez notable. You have reached your viewing limit for this book. groupe sont influencées par linteraction entre divers groupes Échanges suite à la Rencontre des Premières Nations Dans le territoire qui correspond de nos jours au sud de lOntario et le long du Saint-Laurent, les Iroquois pratiquaient lagriculture et avaient adopté un mode de vie plus sédentaire avant larrivée des Européens. Baron de La hontan, Op. Cit, p. 324-329 ; Gabriel Théodat Sagard, Histoire du Canada et voyages, vol. 1, Paris, Librairie Toss 1866, p. 299 ; R-L. Séguin, Op. Cit, p 587.-Mais si cest un enfant, tu vas lui parler. Au-dessus de chez-nous vit une famille innue de Mingan sur la Côte-Nord. Ils sont en pleine transition dans la modernité. Cest un jeune grand-père qui habite avec sa fille et sa petite-fille. Un jour, cela frappe à la porte, une enfant de six ans nous demande si elle peut entrer chez-nous. Elle nous demande sil y a des enfants ici. On la accueillie comme ça. Jocelyne, ma femme, a travaillé déjà avec une communauté autochtone. Donc, elle vient régulièrement et quand nous avons la visite de nos petits-enfants, elle sinstalle avec eux sur le divan. À lautre extrême, étant enfants, nous étions totalement ignorant de la réalité autochtone, si ce nest quils navaient pas le vertige dans les hauteurs. Le chef algonquin est nommé Okima dans la langue algonquine. Ce mot peut être traduit par une personne sage, un conseiller ou encore un pilier dans la communauté. Avant larrivée des Européens en Amérique, pendant le XVI e siècle, le chef dune tribu algonquine était nommé par le cercle des anciens. Ce cercle était composé de plusieurs personnes, dont particulièrement des sages, des hommes médecine, danciens chefs algonquins et de personnes importantes. Lorsquun chef mourait ou devait être remplacé, cest le cercle des anciens qui choisissait le prochain chef. La décision du cercle devait être respectée. Le futur chef devait bien connaître la, la et les du cercle des anciens et des Algonquins,. rencontre avec un sage algonquin Jacques Mathieu, La Nouvelle-France, Presses Université Laval, p. 234 Inspiration selon plusieurs Nations Amérindiennes et autre Nations Autochtones. De fait, les hommes travaillaient rarement. Ils défichaient la terre, ils aidaient au moment des récoltes, mais la plupart du travail était exécuté par les femmes et comme lagriculture et la cueillette de fruits sauvages constituaient 80 de notre alimentation, je pense quil était normal que les femmes occupent un rôle social aussi important. La chasse et la pêche, pratiquées par les hommes représentaient 15 de notre alimentation. Le rôle premier des hommes était surtout le troc avec les nations qui habitaient autour de notre territoire. Les hommes soccupaient également de la politique. Dailleurs les femmes navaient pas le droit dassister aux assemblées, mais ce sont elles qui désignaient le représentant du clan aux assemblées. Si un homme sacquittait mal de sa tâche, son pouvoir pouvait lui être retiré par celle qui le lui avait donné. Ceci est à limage de nos mariages parce que chez-nous, cétait les jeunes femmes qui décidaient de se marier. Si les jeunes garçons avaient le droit de courtiser les jeunes filles, cétaient elles qui choisissaient leur futur mari. Il ny avait quune seule contrainte cependant, elle ne pouvait pas choisir un homme qui appartenait à leur propre clan. Il devait provenir dun autre clan même sil habitait un autre village. Quant elle avait choisi, cest le jeune homme qui venait habiter dans la maison de la famille de la jeune femme et il devait lui offrir des présents, fourrures de castor. Il y avait ensuite la période dessai. Cest-à-dire que si après deux ou trois semaines, les jeunes sapercevaient quils étaient incapables de vivre ensembles, le jeune homme retournait vivre dans la maison de la famille de sa mère, mais la jeune femme conservait les cadeaux. Et si les jeunes décidaient dhabiter ensemble, les parents de la jeune femme organisaient un grand festin. LGL Jusquà présent de nombreuses organisations et communautés autochtones, métisses et autres ont adopté ces 7 principes directeurs souvent appelés: les 7 Grand-Pères. Ils sont utilisés comme un tremplin moral et un fondement culturel qui maintient lesprit dans les 7 Directions de conscience. Chaque communauté a adapté les enseignements à ses valeurs. Malgré lorigine de ces enseignements partagent les mêmes concepts de respect moral pour tous les êtres vivants. rencontre avec un sage algonquin Champlain montre ici les tâches effectuées par les femmes iroquoiennes lors de la période de l. Elles sont responsables de laménagement des clairières, de lentretien et lensemencement des champs. Pour la confection de vêtements, les femmes effectuent cette lourde tâche. Leurs vêtements sont confectionnés en peaux danimaux. Les femmes confectionnent différents vêtements pour les différentes saisons de lannée. En hiver, les vêtements sont beaucoup plus longs que durant lété. Les femmes recherchaient aussi les coquillages pour confectionner différents modèles de colliers. Plusieurs marchandises, par exemple les colliers et vêtements faisaient lobjet de ventes pour recevoir de la nourriture ou des outils pour aller à la guerre. Après une longue journée de travail, les femmes doivent préparer le repas afin de nourrir leur famille J-F. Gaultier, Catalogue, Op. Cit, vol. 2 : Gale americana, bois de plomb ; Frère Marie Victorin, Op. Cit, p 362-363. rencontre avec un sage algonquin.