{"id":12066,"date":"2020-10-16T00:44:50","date_gmt":"2020-10-16T00:44:50","guid":{"rendered":"http:\/\/aksense.com\/info\/?p=12066"},"modified":"2020-10-04T22:38:02","modified_gmt":"2020-10-04T22:38:02","slug":"rencontre-avec-un-sage-algonquin","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/aksense.com\/info\/2020\/10\/16\/rencontre-avec-un-sage-algonquin\/","title":{"rendered":"Rencontre Avec Un Sage Algonquin"},"content":{"rendered":"<p>Lettre de M\u00e8re M A. Duplessis de Saint-H\u00e9l\u00e8ne \u00e0 Mme Hecquet, 30 octobre 1751, M.N.F, vol. 4, 1er janvier 1929, p. 40 ; F-X de Charlevoix, Op. Cit, vol. 3, p 331. Si de nombreux Fran\u00e7ais et Canadiens, tant religieux que la\u00efcs, furent r\u00e9ceptifs \u00e0 ces critiques et les assum\u00e8rent \u00e0 la mani\u00e8re du p\u00e8re Louis Nicolas qui \u00e9crit que contrairement aux m\u0153urs de nos Indiens \u00e0 cet \u00e9gard, on opprime les pauvres avec une violence qui fait fr\u00e9mir les gens de bien, dautres demeur\u00e8rent moins perm\u00e9ables \u00e0 ces critiques et continu\u00e8rent \u00e0 consid\u00e9rer les Am\u00e9rindiens comme des barbares. Sans en faire une loi, soulignons que la cohabitation prolong\u00e9e favorisa, mais ce ne fut pas toujours le cas, lamorce dune ouverture \u00e0 lautre et dun regard critique sur soi. N\u00e9anmoins les dires des Am\u00e9rindiens furent re\u00e7us par suffisamment dauteurs pour quil puissent contribuer \u00e0 alimenter le mouvement social de contestation en Europe. \u03a1\u03b5\u03b3\u03ba\u03b5 \u03ba\u03b1\u03b9 \u03bb\u03b1\u03ba\u03b5\u03c1\u03b4\u03b5 \u03a6\u03bf\u03c1\u03c4\u03b9\u03c3\u03c4\u03ad\u03c2 \u03bc\u03c0\u03b1\u03c4\u03b1\u03c1\u03b9\u03ce\u03bd \u03c3\u03c5\u03bd\u03b5\u03c4\u03b1\u03b9\u03c1\u03b9\u03c3\u03c4\u03b9\u03ba\u03b7 \u03c4\u03c1\u03b1\u03c0\u03b5\u03b6\u03b1 \u03b8\u03b5\u03c3\u03c3\u03b1\u03bb\u03b9\u03b1\u03c2 \u03c0\u03c1\u03bf\u03ba\u03b7\u03c1\u03c5\u03be\u03b7 \u00c0 ces administrateurs fran\u00e7ais qui croient que lAm\u00e9rique est leur royaume, les Autochtones r\u00e9torquent partout quils sont ma\u00eetres chez eux. Ne retenons ici que le p\u00e8re Lalemant qui lors dun voyage sur lOutaouais en 1650 refuse de payer les droits de passage aux Algonquins de l\u00eele aux Allumettes : Le p\u00e8re Lalemant leur fit entendre que le Fran\u00e7ais \u00e9tant le ma\u00eetre de la terre n\u00e9tait point oblig\u00e9 \u00e0 cela et leur persuada de suivre le petit chenal. Le Borgne le chef du village de l\u00eele en fut bient\u00f4t averti qui envoya tous ses guerriers.. Et fit prendre le p\u00e8re Lalemant et le suspendre \u00e0 un arbre par les aisselles en lui disant que le Fran\u00e7ais n\u00e9tait pas ma\u00eetre de son pays, quil en \u00e9tait lui seul reconnu pour chef et quon y \u00e9tait sous sa puissance. Comment le missionnaire r\u00e9collet r\u00e9agit-il \u00e0 ce discours qui malgr\u00e9 quil fut exprim\u00e9 avec beaucoup de patience nen surprit pas moins extr\u00eamement ces messieurs de Perc\u00e9? Quoi que lon puisse dire de ce raisonnement, javoue pour moi que je les estimais incomparablement plus heureux que nous, et que la vie m\u00eame de ces Barbares serait capable de donner de la jalousie sils avaient les instructions, les lumi\u00e8res et les m\u00eame moyens de salut que Dieu nous a donn\u00e9s pour nous sauver, par pr\u00e9f\u00e9rence \u00e0 tant de pauvres infid\u00e8les, et par un effet de sa mis\u00e9ricorde : car apr\u00e8s tout, leur vie nest pas travers\u00e9e de mille chagrins comme la n\u00f4tre ; ils nont point chez eux ces charges ni ces emplois soit de judiciature, soit de guerre, quon recherche parmi nous avec tant dambition et ne poss\u00e9dant rien en propre, ils nont aussi ni chicane ni proc\u00e8s pour la succession de leurs parents ; le nom de sergent, de procureur, de greffier, de juge et de pr\u00e9sident leur est inconnu ; toute leur ambition se termine \u00e0 surprendre et \u00e0 tuer quantit\u00e9 de castors, dorignaux, de loups marins et dautres b\u00eates fauves, afin den prendre la viande pour se nourrir et la peau pour se v\u00eatir ; ils vivent dune tr\u00e8s grande union, ne se querellant ni ne se battant jamais que dans livresse ; mais au contraire, ils se soulagent r\u00e9ciproquement dans leur besoin les uns les autres, avec beaucoup de charit\u00e9 et sans int\u00e9r\u00eat. Cest une joie continuelle dans leurs cabanes ; la multitude des enfants ne les embarrasse point : car bien loin de sen chagriner, ils sestiment dautant plus heureux et plus riches que leur famille est plus nombreuse, ne pr\u00e9tendant pas que la fortune des enfants soit plus consid\u00e9rable que celles de leurs p\u00e8res, aussi nont-ils point toutes ces inqui\u00e9tudes que nous nous donnons pour leur amasser des biens et les \u00e9lever dans le faste et dans la grandeur ; do\u00f9 vient que la nature a toujours conserv\u00e9 parmi eux dans toute son int\u00e9grit\u00e9, cet amour conjugal, qui ne doit jamais souffrir dalt\u00e9ration entre le mari et la femme par la crainte int\u00e9ress\u00e9e davoir trop denfants, charge quon estime en Europe trop on\u00e9reuse, mais que nos Sauvages r\u00e9putent tr\u00e8s honorable, tr\u00e8s avantageuse et tr\u00e8s utile&#8230; En James White dir, Handbook of Indians of Canada publi\u00e9 comme un appendice au Tenth Report of the Geographic Board of Canada, originellement publi\u00e9 \u00e0 Ottawa par Imprimeur du Roi en 1913, Coles Publishing Company, 1971-Cest parce que je me disais que cela sen allait vers le feu sacr\u00e9 am\u00e9rindien, alors je pensais que cela serait diff\u00e9rent. Ce nest pas grave parce que lorsque tu vas sur le terrain de lautre, tu ne peux pas toujours retrouver ce que tu cherches. Bien s\u00fbr, les ateliers \u00e9taient extraordinaires. \u00c9tant un nombre plus restreint, on peut aller plus en profondeur. Notre atelier sappelait : Spiritualit\u00e9 autochtone et chr\u00e9tienne. Certaines interventions \u00e9taient tr\u00e8s riches. L\u00e9v\u00eaque qui a pass\u00e9 cinquante ans chez les Atikamekws, nous a parl\u00e9 de son exp\u00e9rience personnelle dimmersion culturelle. C\u00e9tait vraiment un homme de Dieu en mission qui accompagnait ces gens dans la for\u00eat. Il y a eu un rituel de gu\u00e9rison pour cette femme qui portait une grande peine. Je lai dit \u00e0 \u00c9lise, qui sest plac\u00e9e devant elle et qui lui a interpr\u00e9t\u00e9 un chant avec son tambour, que javais appr\u00e9ci\u00e9 son calme et sa s\u00e9r\u00e9nit\u00e9. Elle la regardait dans les yeux. Cest une approche tr\u00e8s diff\u00e9rente de la psychoth\u00e9rapie et cest efficace. Cela ma fait penser \u00e0 comment J\u00e9sus pouvait \u00eatre gu\u00e9risseur. Il y avait un charisme qui sortait de sa personne que lautre accueillait. On peut inventer toutes sortes daffaires, mais c\u00e9tait incarn\u00e9 dans une exp\u00e9rience humaine. Jai trouv\u00e9 \u00e7a vraiment tr\u00e8s fort. Et aussi, un cercle de paroles ne se d\u00e9roule pas selon un sch\u00e9ma lin\u00e9aire pr\u00e9vu davance. Alors il y a des femmes autochtones qui prenaient la parole et qui revenaient sur un m\u00eame th\u00e8me, mais en racontant une exp\u00e9rience v\u00e9cue qui au commencement ne semble avoir rien \u00e0 voir avec ce que la personne pr\u00e9c\u00e9dente vient de dire. Limportance de la for\u00eat dans leurs r\u00e9cits est assez notable. You have reached your viewing limit for this book.  groupe sont influenc\u00e9es par linteraction entre divers groupes \u00c9changes suite \u00e0 la Rencontre des Premi\u00e8res Nations Dans le territoire qui correspond de nos jours au sud de lOntario et le long du Saint-Laurent, les Iroquois pratiquaient lagriculture et avaient adopt\u00e9 un mode de vie plus s\u00e9dentaire avant larriv\u00e9e des Europ\u00e9ens. Baron de La hontan, Op. Cit, p. 324-329 ; Gabriel Th\u00e9odat Sagard, Histoire du Canada et voyages, vol. 1, Paris, Librairie Toss 1866, p. 299 ; R-L. S\u00e9guin, Op. Cit, p 587.-Mais si cest un enfant, tu vas lui parler. Au-dessus de chez-nous vit une famille innue de Mingan sur la C\u00f4te-Nord. Ils sont en pleine transition dans la modernit\u00e9. Cest un jeune grand-p\u00e8re qui habite avec sa fille et sa petite-fille. Un jour, cela frappe \u00e0 la porte, une enfant de six ans nous demande si elle peut entrer chez-nous. Elle nous demande sil y a des enfants ici. On la accueillie comme \u00e7a. Jocelyne, ma femme, a travaill\u00e9 d\u00e9j\u00e0 avec une communaut\u00e9 autochtone. Donc, elle vient r\u00e9guli\u00e8rement et quand nous avons la visite de nos petits-enfants, elle sinstalle avec eux sur le divan. \u00c0 lautre extr\u00eame, \u00e9tant enfants, nous \u00e9tions totalement ignorant de la r\u00e9alit\u00e9 autochtone, si ce nest quils navaient pas le vertige dans les hauteurs.  Le chef algonquin est nomm\u00e9 Okima dans la langue algonquine. Ce mot peut \u00eatre traduit par une personne sage, un conseiller ou encore un pilier dans la communaut\u00e9. Avant larriv\u00e9e des Europ\u00e9ens en Am\u00e9rique, pendant le XVI e si\u00e8cle, le chef dune tribu algonquine \u00e9tait nomm\u00e9 par le cercle des anciens. Ce cercle \u00e9tait compos\u00e9 de plusieurs personnes, dont particuli\u00e8rement des sages, des hommes m\u00e9decine, danciens chefs algonquins et de personnes importantes. Lorsquun chef mourait ou devait \u00eatre remplac\u00e9, cest le cercle des anciens qui choisissait le prochain chef. La d\u00e9cision du cercle devait \u00eatre respect\u00e9e. Le futur chef devait bien conna\u00eetre la, la et les du cercle des anciens et des Algonquins,. <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.alexalienart.com\/baconselfportrait1973.jpg\" alt=\"rencontre avec un sage algonquin\" align=\"left\"> Jacques Mathieu, La Nouvelle-France, Presses Universit\u00e9 Laval, p. 234 Inspiration selon plusieurs Nations Am\u00e9rindiennes et autre Nations Autochtones. De fait, les hommes travaillaient rarement. Ils d\u00e9fichaient la terre, ils aidaient au moment des r\u00e9coltes, mais la plupart du travail \u00e9tait ex\u00e9cut\u00e9 par les femmes et comme lagriculture et la cueillette de fruits sauvages constituaient 80 de notre alimentation, je pense quil \u00e9tait normal que les femmes occupent un r\u00f4le social aussi important. La chasse et la p\u00eache, pratiqu\u00e9es par les hommes repr\u00e9sentaient 15 de notre alimentation. Le r\u00f4le premier des hommes \u00e9tait surtout le troc avec les nations qui habitaient autour de notre territoire. Les hommes soccupaient \u00e9galement de la politique. Dailleurs les femmes navaient pas le droit dassister aux assembl\u00e9es, mais ce sont elles qui d\u00e9signaient le repr\u00e9sentant du clan aux assembl\u00e9es. Si un homme sacquittait mal de sa t\u00e2che, son pouvoir pouvait lui \u00eatre retir\u00e9 par celle qui le lui avait donn\u00e9. Ceci est \u00e0 limage de nos mariages parce que chez-nous, c\u00e9tait les jeunes femmes qui d\u00e9cidaient de se marier. Si les jeunes gar\u00e7ons avaient le droit de courtiser les jeunes filles, c\u00e9taient elles qui choisissaient leur futur mari. Il ny avait quune seule contrainte cependant, elle ne pouvait pas choisir un homme qui appartenait \u00e0 leur propre clan. Il devait provenir dun autre clan m\u00eame sil habitait un autre village. Quant elle avait choisi, cest le jeune homme qui venait habiter dans la maison de la famille de la jeune femme et il devait lui offrir des pr\u00e9sents, fourrures de castor. Il y avait ensuite la p\u00e9riode dessai. Cest-\u00e0-dire que si apr\u00e8s deux ou trois semaines, les jeunes sapercevaient quils \u00e9taient incapables de vivre ensembles, le jeune homme retournait vivre dans la maison de la famille de sa m\u00e8re, mais la jeune femme conservait les cadeaux. Et si les jeunes d\u00e9cidaient dhabiter ensemble, les parents de la jeune femme organisaient un grand festin. LGL Jusqu\u00e0 pr\u00e9sent de nombreuses organisations et communaut\u00e9s autochtones, m\u00e9tisses et autres ont adopt\u00e9 ces 7 principes directeurs souvent appel\u00e9s: les 7 Grand-P\u00e8res. Ils sont utilis\u00e9s comme un tremplin moral et un fondement culturel qui maintient lesprit dans les 7 Directions de conscience. Chaque communaut\u00e9 a adapt\u00e9 les enseignements \u00e0 ses valeurs. Malgr\u00e9 lorigine de ces enseignements partagent les m\u00eames concepts de respect moral pour tous les \u00eatres vivants.  <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.havacilikguvenligi.com\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/6-May%C4%B1s-1979-Atat%C3%BCrk-Havaliman%C4%B1-Sald%C4%B1r%C4%B1s%C4%B1.jpg\" alt=\"rencontre avec un sage algonquin\" align=\"center\"> Champlain montre ici les t\u00e2ches effectu\u00e9es par les femmes iroquoiennes lors de la p\u00e9riode de l. Elles sont responsables de lam\u00e9nagement des clairi\u00e8res, de lentretien et lensemencement des champs. Pour la confection de v\u00eatements, les femmes effectuent cette lourde t\u00e2che. Leurs v\u00eatements sont confectionn\u00e9s en peaux danimaux. Les femmes confectionnent diff\u00e9rents v\u00eatements pour les diff\u00e9rentes saisons de lann\u00e9e. En hiver, les v\u00eatements sont beaucoup plus longs que durant l\u00e9t\u00e9. Les femmes recherchaient aussi les coquillages pour confectionner diff\u00e9rents mod\u00e8les de colliers. Plusieurs marchandises, par exemple les colliers et v\u00eatements faisaient lobjet de ventes pour recevoir de la nourriture ou des outils pour aller \u00e0 la guerre. Apr\u00e8s une longue journ\u00e9e de travail, les femmes doivent pr\u00e9parer le repas afin de nourrir leur famille  J-F. Gaultier, Catalogue, Op. Cit, vol. 2 : Gale americana, bois de plomb ; Fr\u00e8re Marie Victorin, Op. Cit, p 362-363. <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.meniiscus.ga\/fileadmin\/_processed_\/csm_affiche-bv-2018_06_dc26f4f032.png\" alt=\"rencontre avec un sage algonquin\" align=\"left\">.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>rencontre avec un sage algonquin<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/aksense.com\/info\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12066"}],"collection":[{"href":"http:\/\/aksense.com\/info\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/aksense.com\/info\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/aksense.com\/info\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/aksense.com\/info\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=12066"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/aksense.com\/info\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12066\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":12067,"href":"http:\/\/aksense.com\/info\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12066\/revisions\/12067"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/aksense.com\/info\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=12066"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/aksense.com\/info\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=12066"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/aksense.com\/info\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=12066"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}